Houillères du Bassin des Cévennes
Le bassin se trouve dans un "triangle inversé" dont il pointerait vers Alès et délimité par deux failles, celles de Villefort à l'Ouest et des Cévennes à l'Est. Il a été exploité en trois grands champs d'exploitation :
Groupe Sud : Alès / Saint-Martin-de-Valgalgues
Groupe Centre : La Grand'Combe / La Levade
Groupe Nord : Bessèges / Gagnières / Molières-sur-Cèze / Saint-Jean-de-Valériscle

La première trace attestée d'exploitation du charbon dans les Cévennes remonte à 1230 par l'abbé de Cendras, Bernard de Soucanton, qui affecta a l'infirmerie de son monastère une rente annuelle prélevée sur le cens que les exploitants de la "terre noire" lui versaient. Particulièrement dans les Cévennes les veines de charbon affleuraient, on a d'abord gratté la terre et quand on le pouvait on creusait directement des galeries (fendues) ou des puits (beaumes) pour accéder à un gisement plus important. Jusqu'au milieu du XVIIIème siècle l'exploitation reste artisanale, partielle et surtout sans autorisation !

A partir de 1774 un arrêt est décidé par le Conseil Général des Mines en France sur l'obligation de demander une autorisation pour exploiter de la houille. En 1764 Pierre-François Tubeuf, venu de Normandie et ayant déjà une grande connaissance de l'exploitation houillère, arrive dans les Cévennes et en remarque sa grande richesse. Il fait alors une demande de concession qu'il aura en 1774 dans les alentours d'Alès, Saint-Ambroix, Pont-Saint-Esprit, Aubenas, Laudun, Uzès, Anduze, Villefort et Viviers. En contrepartie il devra dédommager les propriétaires des terrains. Il se focalise surtout à Rochebelle, Tubeuf innove et modernise les exploitations, il apporte le roulage au fond, la traction animale et surtout une main d'oeuvre qualifiée. Malgré tout il fait face à des problèmes non pas financier ou de production, mais à la résistance des propriétaires dont il en sera victime. Ces bourgeois de la haute classe, le combattent par les armes, il est d'ailleurs gravement blessé en 1784 par le Duc de Castries (maréchal de France et ministre du roi) il décide d'abandonner en 1788 où il s'exile aux Amériques.

La famille de Castries récupère le droit d'exploiter et devient concessionnaire de la Grand'Combe. Entre 1818 et 1826, des regroupements de concessions eurent lieu, et aboutirent à la création de la Société civile des houillères de la Grand'Combe.

Jusqu'en 1830 les principales concessions sont instituées. Le charbon extrait est toujours destiné au marché local, car il n'y a aucun réseau de transport, et son prix de revient et déjà assez cher. En 1830, le maréchal Soult, fondateur des forges d'Alès et président du canal de Beaucaire, songea à relier le bassin au canal et chargea Paulin Talabot d'en étudier la possibilité. Ce dernier fonda, en 1836, avec l'appui de la maison Rothschild, de commerçants marseillais et de l'État, la Compagnie des houillères de la Grand'Combe et des chemins de fer du Gard, société en commandite et en nom collectif. Par la suite, les chemins de fer de Nîmes à Beaucaire et de Nîmes à Alès furent cédés, en 1852, à la Compagnie du chemin de fer de Lyon à Avignon, qui fusionna plus tard avec le PLM. La société fut transformée en société anonyme en 1855 sous la dénomination de Compagnie des mines de la Grand'Combe.

Cette nouvelle voie de communication développe enfin le bassin houiller, et fixe les compagnies minières.

Sept compagnies minières sont en exploitation :
Compagnie des Houillères de Bessèges
Compagnie des Mines, Fonderies et Forges d'Alès
Compagnie des Mines de La Grand'Combe
Compagnie des Mines de Lalle
Société Anonyme de Cessous
Société Anonyme des Houillères de Rochebelle
Société Houilléres du Nord d'Alès
Et le resteront jusqu'à la nationalisation en 1946 pour former les : Houillères du Bassin des Cévennes

Plus tard, le le 16 avril 1968, les HBC sont intégrées dans les Houillères de Bassin du Centre-Midi (HBCM) et organisées comme telles :

Unité d'exploitation du Gard (Alès/Grand Combe/Bessèges)
Unité d'exploitation de l'Hérault (Graissessac)

Alors que la concurrence du charbon étranger se fait de plus en plus sentir, et avec l'arrivée des produits pétroliers, le charbon en France et dans les Cévennes voit la fermeture de dizaines de puits de mines. Des 21 puits en activité, il n'en reste déjà plus que 4 en 1974. D'abord Saint Florent en 1974, il s'agissait tout simplement du puits le plus moderne en Europe et donc du bassin. Le puits est foncé en 1946, et mis en service en 1950. Le puits à un diamètre de 7,5m et profond de -656m avec 3 recettes à -24m (demi-gras de Saint-Jean-de-Valériscle), -132m (demi-gras du Martinet) et -373m (anthracite de Molières et de Panissière). Deux machines d'extractions à poulie Koepe mettent en mouvements les 4 skips de 9,3 tonnes chacun comprenant deux compartiments (demi-gras et anthracite). Il est dynamité en 1975. Sa forme particulière (il ressemblait un peu a Folschviller) en faisait pour ma part le plus beau du bassin.

Après le répit de la fin des années 1970, Destival est fermé en 1984 et le puits des Oules en 1986. Seules les découvertes de Mercoirol et du Pontil se poursuivirent jusqu'en janvier 2001.

Source : https://www.exxplore.fr/pages/Houilleres-Cevennes.php

 

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Marque vue 878 fois - Créée le 07 Juillet 2022 - Modifiée le 27 Avril 2026 Retour
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