Un des grands cinémas d’exclusivités de la capitale, inauguré pendant l’entre-deux guerre, fera découvrir aux spectateurs parisiens les chefs d’œuvres que sont devenus « La Bête humaine », « Le Jour se lève » ou « Les Enfants du paradis ». Cette salle de cinéma, aujourd’hui fermée mais restée dans les mémoires de la cinéphilie, c’est le Madeleine-Cinéma.
La salle, créée à l’initiative d’Edmond Benoît-Levy et de Guegan, est l’oeuvre de l’architecte Marcel Oudin – à l’origine de l’Artistic-Pathé, de l’Ornano et de l’American-Cinéma – qui conçoit l’un des cinémas les plus prestigieux de la capitale. Alors que l’ouverture de la salle est annoncée pour le 12 février 1921, la direction fait savoir dans les colonnes du quotidien Le Journal qu’elle « se voit obliger de retarder encore de quelques jours sa première. La direction, tenant dès le jour de l’ouverture à ce que son public obtienne tout le confort possible, que le plus petit détail ne puisse être critiqué, préfère par une mise au point rigoureuse, présenter la salle, la scène, l’écran et programme dans le cadre impeccable qu’elle s’est imposée ».

